[IntroSpection]

28 IV 97

Je plongeais dans les abysses noirs de mon âme
Seul et libre, dans une introspection dérisoire
Le fond de moi-même n'était que désespoir
Et pensées déprimées; ces choses que l'on blâme.

Mon coeur trop jeune enflammé n'était que de cendre
Tes limpides larmes l'ont enfin ranimé.
Oui, ma soeur, depuis toi, j'ai fini de descendre,
Suis-je sur la terre ferme ou terrain miné ?

Mortelle impatience; inexorable attente
Dans une grise journée où, toi occupée,
Moi déprimé, la vie se fait beaucoup trop lente.

Deux longues heures, avant de te revoir, affamée...
Comment tiendrai-je tout ce temps déjà perdu ?
En sondant mon âme en des terres inconnues.

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© CÉNA – Claude-Étienne Armingaud – 2002